Notre propre Zénith

Publié le par Mato

Notre propre Zénith

C’est la fin du jour, l’océan boit jusqu’à la lie le sang du soleil qui s’épanche sur l’eau devenue sombre.

Bientôt le bleu marine du ciel se confondra avec celui de la mer, mêlant intimement leurs parures nocturnes.

Dans la nuit d’encre, les lumières des bateaux, lucioles dérisoires, tentent vainement d’égaler la parure scintillante de la voie lactée.

Il fait nuit, la fraicheur s’abat lentement sur nous, accompagnée de son cortège de douces effluves florales aux parfums de frangipanier et d’ylang ylang.

Le monde des apparences s’efface lentement pour laisser sa place au temps du rêve, le temps hors du temps dans lequel le Grand Horloger de l’Univers a bloqué les aiguilles, pour permettre aux rêves les plus fous d’expérimenter les chemins de tous les possibles. Demain sera un autre jour, un autre temps, le temps reprendra sa marche illusoire, son compte à rebours qui accueillera l’éclosion de nos rêves.

La nuit porte en elle la gestation de nos espoirs, le jour en accouche et le soleil revenu en accompagne la marche. Marcher vers la lumière, dans la conscience que notre ombre nous accompagne, quelle est-elle qui n’existe que parce que la lumière est ? Lorsque l’océan engloutit le soleil, il avale les ombres et nous laisse nu sans nos illusions, libéré de nos certitudes.

L’ombre contient en elle les germes de la lumière, elle nous indique la route vers l’éveil,  la marche vers notre propre Zénith, là où l’ombre se réduit à néant et laisse la place à notre plein potentiel Divin.

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