L’autre réalité : j’ai retourné mon gant

Publié le par Mato

L’autre réalité : j’ai retourné mon gant

Ce matin, lundi 22 septembre 2014

Ce matin tout a changé, ou plutôt non ! Rien n’a changé, rien n’est changé, mes longs cheveux blancs en bataille dès le matin, une barbe de trois jours, et sur mon visage, une expression douce, calme et détendue. La nouvelle c’est que je suis toujours le même… et pourtant quelque chose a basculé.

Tout a commencé samedi avec l’atelier de Laurent Lévy sur notre vraie nature impersonnelle, « une autre réalité ». Une énergie reçue dans le cœur, avec ce sentiment puissant d’être parfois si près de la porte alors qu’on ne croyait jamais l’atteindre. Et hier dimanche, grand bouleversement, les vieilles blessures qui remontent à la surface comme les bulles retenues trop longtemps dans la fange d’une mare boueuse, elles éclatent à la surface avec leur cortège de vieilles rancoeurs et de dévalorisation.

Sensation pourtant d’être derrière un voile fin qui me sépare d’un Monde qui n’est autre que moi.

Et ce matin, s’installe doucement et au fil des heures un état de calme profond. Sensation de m’observer différemment, d’un autre endroit, d’un autre point de vue. Les chaos externes ne m’affectent plus, j’agis sans être affecté par le cours de la vie, j’enchaine ce que j’avais prévu  de faire, les rendez-vous à prendre ou à annuler, tout est calme, mon bateau navigue au gré des flots sans qu’il en soit affecté. Les pensées surgissent, les vieilles peurs remontent, rien n’a changé, sauf ma manière de les accueillir. Le lieu depuis lequel j’observe est immuable, il est en moi et à la fois ne m’appartient pas… Je suis calme, profondément calme, détendu, profondément détendu, les bruits qui me parviennent de la rue ne m’agacent plus, le coq du voisin chante à tue-tête, les voitures passent avec la radio à fond, les marmailles passent en criant, c’est le flot de la vie qui passe, et ne m’affecte plus. Je suis un simple observateur.

L’image que Laurent a donné est là, omniprésente : retourner le gant, oui j’ai l’impression d’avoir retourné le gant de ma vie. Et pourtant, au fil des heures, j’accomplis les mêmes gestes, je réponds au téléphone, j’appelle Laurent, j’ai besoin de partager avec lui ce que je vis. Une heure d’échange intense après, rien n’a changé, toujours cet état immuable et stable dans lequel je me sens désormais installé, mais la confirmation du changement est là. Rien n’est désormais comme avant, la « réalité » quotidienne est toujours perçue de la même façon, mais elle n’affecte plus celui qui la regarde, simplement parce qu’il ne regarde plus du même endroit… Il a retourné son gant… 

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Hélène 22/09/2014 14:02

Ce n'est plus ton mental qui fait le point, mais bien ton âme.. ;) Potons